Historique

L’a.s.b.l. La Cité Joyeuse - Le Foyer Des Orphelins fut fondée au début de la guerre de

GIF - 390 octets
JPEG - 14.4 ko

La Belgique est envahie par les Allemands.

C’est l’occupation avec son lot d’humiliations, de misères, de souffrances et de privations.
La guerre, c’est aussi la mort, celle des soldats au combat, celle aussi de nombreux civils. Dans maintes localités conquises par l’armée allemande, des massacres de civils ont eu lieu. Les familles sont décimées laissant veuves et orphelins. C’est de ces derniers que se préoccupa tout d’abord le Foyer des Orphelins avant d’étendre son aile sur tous les enfants délaissés pour quelque cause que ce fût et qu’il y avait un intérêt social à protéger.

JPEG - 6.9 ko
JPEG - 12 ko

Le 10 novembre 1914 Charles de Gronckel et un petit groupe d’amis conçurent le projet de recueillir, entretenir, soigner, vêtir et éduquer de jeunes enfants dépourvus de parents. Ils y rallièrent des pionniers de l’Ecole Nouvelle, le Docteur Ovide Decroly et Nicolas Smelten et, pour la réaliser, constituèrent une société coopérative.

Docteur Ovide Decroly
JPEG - 3 ko
Monsieur Charles de Gronckel
Chef de Service à l’Administration
Communale d’Ixelles
JPEG - 3.6 ko
Nicolas Smelten
JPEG - 5.7 ko

Le but du Docteur Decroly était de créer des homes à population restreinte de façon à pouvoir se consacrer avec soin à l’avenir moral et matériel des enfants.

Le « Home Adolphe Max » accueillit son premier orphelin à Boitsfort le 13 septembre 1915.

Le 11 novembre 1918, à l’armistice, le Foyer des Orphelins comptait six homes à Bruxelles.

HOME HOOVER, 16 rue Neuchâtel, Saint Gilles HOME WILSON, 46 rue du Châtelain, Ixelles
HOME ERNEST SOLVAY Rue de Ruysbroeck, 92, Bruxelles HOME GENERAL LEMAN chaussée de Waterloo, 1038 Uccle
HOME REPUBLICA ARGENTINA Rue Joseph Bens 70, Uccle

Le développement du Foyer des Orphelins fut tel que onze homes étaient disséminés dans plusieurs communes de l’agglomération bruxelloise : Watermael-Boitsfort, Uccle, Saint-Gilles, Ixelles et Laeken. S’y ajoutera encore, en 1927, un home pour apprentis à Anderlecht

Deux d’entre eux accueilleront les « enfants du juge ».

HOME 1, chaussée d’Alsemberg 434 Uccle
JPEG - 7.7 ko
HOME 2, chaussée de Waterloo 1038 Uccle
JPEG - 8.7 ko
HOME 3 rue Veydt 29 Ixelles
JPEG - 4.7 ko
HOME 4 chaussée de Vleurgat 81 Ixelles
JPEG - 5.8 ko
HOME 5, rue Auguste Danse 34 Uccle
JPEG - 8.5 ko
HOME 7, rue J. Bens 70 Uccle
JPEG - 8.7 ko
HOME 8, drève Ste Anne 62 Laeken
JPEG - 7.1 ko

Cette situation posant d’insurmontables problèmes d’organisation, on finit par constater qu’il y aurait intérêt à regrouper les pavillons dans un seul « village » à l’exemple de l’Angleterre où une institution de ce genre avait produit d’excellents résultats.

Un accord fut conclu avec la commune de Molenbeek-Saint-Jean, dont le bourgmestre, Louis Mettewie, était un soutien du Foyer. Un terrain fut acquis aux confins de Dilbeek et de Berchem-Sainte-Agathe et les activités y furent regroupées.

JPEG - 14.3 ko
JPEG - 14.6 ko

Les deux premiers pavillons, « Léon Dupuis » et « Gais Lurons », furent construits en 1934. Les pavillons « Victor Rossel » et « Docteur Decroly » le furent en 1938. Les pavillons que nous connaissons de nos jours ont bien entendu été rénovés, réaménagés et adaptés depuis lors.

GIF - 18.3 ko
GIF - 396 octets

vit la création officielle d’une école d’enseignement spécial destinée aux enfants du Foyer des Orphelins et aux enfants venant de l’extérieur. Elle fut dénommée Ecole Nicolas Smelten, compagnon de route du Docteur Decroly.

A son origine, elle était installée dans des locaux provisoires. Ce n’est qu’en 1941 qu’elle fut reconstruite en dur, avec les moyens et les matériaux de l’époque, car nous étions à nouveau occupés par les Allemands.
JPEG - 4.2 ko

Les bâtiments de 1941, devenus inadaptés et trop exigus, ont fait place en 1997 à un nouveau bâtiment scolaire.

Création de la Fondation Arnaud Fraiteur qui s’occupe spécialement d’une cinquantaine d’enfants infirmes moteurs cérébraux.

JPEG - 4.7 ko

La Fondation s’implantait sur le site du Foyer des Orphelins, dans des bâtiments provisoires, réaménagés en 1963, rénovés fondamentalement en 1993 et dotés, en 1996, d’une nouvelle aile abritant la section Fraiteur de l’Ecole Nicolas Smelten aboutissant ainsi à un ensemble fonctionnel, bien structuré et spécifiquement adapté au handicap des enfants.

1993, rénovation du bâtiment de La Fondation Arnaud Fraiteur

JPEG - 10.9 ko
JPEG - 5.2 ko
1996, nouvelle aile abritant la section Fraiteur de L’Ecolde Nicolas Smelten.

Ouverture à Willerzie du Centre Julien De Gendt afin d’offrir vacances et week-ends aux enfants qui n’ont pas la possibilité de retourner dans leurs familles.

GIF - 1.2 ko

La Cité Joyeuse ASBL, La fondation Arnaud Fraiteur et l’Ecole Nicolas Smelten perçoivent des subsides officiels, mais le fonctionnement de ces trois œuvres nécessite des moyens financiers importants qui ne sont malheureusement jamais couverts à 100 % par les pouvoirs publics, qu’ils soient régionaux ou fédéraux.
On peut ainsi estimer en ce qui concerne la Cité Joyeuse que 5 % de ses dépenses d’exploitation annuelles ne sont pas subsidiées, ce coefficient pouvant grimper à près de 30 % lorsqu’il s’agit de certains investissements.

C’est ici qu’intervient l’A.S.B.L. Kids’ Hope fondée en 1990 par des bénévoles motivés, décidés à mettre des moyens humains, financiers et matériels à la disposition de ces trois œuvres.

JPEG - 8.1 ko

Grâce aux activités qu’elle organise (expositions-ventes d’œuvres d’art, récital-concert de musique, …), aux dons qu’elle reçoit et à l’énergie dépensée par ses bénévoles (recherche de sympathisants et de sponsors, …), l’ASBL Kids’ Hope a pu acheter du mobilier, du matériel didactique, des appareils électroménagers, et a pu participer dans une large mesure à la rénovation immobilière de divers bâtiments.

GIF - 1.2 ko

Le bâtiment psycho-socio-administratif fut entièrement rénové.

JPEG - 12.7 ko
JPEG - 14.3 ko

Pour répondre aux conséquences de l’abaissement de l’âge de la majorité à 18 ans, des studios sont aménagés pour accueillir des jeunes en pré-autonomie.

Une vaste salle de séjour agrandit le Centre Arnaud Fraiteur.

Voit la réalisation du projet initié en 2005 de créer le dernier maillon manquant dans l’accueil de l’enfance de la naissance à la majorité : la Crèche de la Cité joyeuse ouvre ses portes en décembre , son inauguration officielle aura lieu en janvier 2012.

Tout cela permet à la Cité Joyeuse - le Foyer des Orphelins d’entrevoir l’avenir avec sérénité ;
son développement paraît assuré et son désir de contribuer à améliorer le sort de l’enfance à problème reste intact.

Différents projets sont en cours d’étude pour réalisation et notamment celui de doter la Fondation Arnaud Fraiteur, d’un système d’hydrothérapie pour les enfants handicapés.

Les défis de l’avenir ont également amené la Cité Joyeuse à adopter les méthodes de gestion moderne, considérant que le secteur non-marchand se gère en définitive comme le secteur marchand, c’est-à-dire prévoir, organiser, commander, contrôler, former et informer.

Voici esquissées en quelques lignes, 89 années d’histoire du Foyer des Orphelins, rebaptisé entre-temps la Cité Joyeuse pour lui donner une connotation plus positive et plus adaptée aux circonstances actuelles.

Voilà donc ce qu’ont fait ensemble, de 1914 à nos jours, les fondateurs, Charles de Gronckel, le Docteur Decroly, Nicolas Smelten et leurs successeurs, Herman Dons, Madame Clément , le Docteur Daelemans, Madame Monique Fraiteur, Monsieur Oscar De Bouvere et tous les autres qu’il est impossible de citer tant ils sont nombreux.